Loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes : les députés votent
La gauche et le centre vont approuver le projet de loi-cadre
Le 24 janvier 2014, l’Assemblée nationale a achevé l’examen du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Les explications de vote et le vote auront lieu le 28 janvier après-midi, puis le Sénat se saisira du texte. En savoir plus sur le site de l’Assemblée.
Libération, le 24 janvier, a publié un article sous ce titre : Egalité femmes-hommes à l'Assemblée
Les députés terminent l'examen de ce texte, qui devrait être approuvé par la gauche et le centre. Ce projet de loi-cadre sera soumis au vote mardi, avant d'aller devant le Sénat.
Violences conjugales, parité et concours de mini-miss : les députés achevaient vendredi l’examen du projet de loi pour l’égalité femmes-hommes, dans une ambiance globalement consensuelle contrastant avec la virulence des échanges à propos de l’IVG en début de semaine.
Ce projet de loi-cadre débattu en première lecture, qui vise «une égalité dans les faits»selon la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, sera soumis au vote solennel de l’Assemblée nationale mardi, avant de repartir devant le Sénat.
La gauche, souvent divisée ces derniers temps concernant les questions économiques et sociales, est ressoudée pour appuyer ce texte sociétal. Les centristes de l’UDI le voteront aussi. L’UMP s’abstiendra ou votera pour le texte dans son ensemble, jugeant qu’il s’inscrit dans la lignée de mesures sur l’égalité adoptées sous la droite (…).
Le Monde, le 21 janvier, avait publié un point de vue de trois membres du Collectif national pour les droits des femmes (créé en 1996, il regroupe des associations féministes, des syndicats et des partis politiques) : Odile Merkling, Suzy Rojtman et Maya Surduts. Voir Une égalité homme femme encore inachevée. Cet article a été signalé par Valérie Bouveri*, qui milite dans ce collectif en Ile-de-France.
* Voir Loi sur les violences faites aux femmes : l'audition de Valérie Bouveri
Parmi les violences faites aux femmes, la manipulation destructrice
Voir aussi, sur le site du Collectif national (14 janvier) : A propos du projet de loi égalité femmes/hommes
Pour sa part, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a fait connaître sa position le 20 janvier par un communiqué de son président, Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne.
Malgré des insuffisances, une loi qui renforce l’égalité femmes-hommes
Alors que débute à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi « cadre » sur l’égalité femmes-hommes, le Mouvement Républicain et Citoyen tient à marquer son soutien à ce texte important du quinquennat.
En intégrant toutes les dimensions des droits de femmes, le Gouvernement a fait le choix judicieux de la transversalité : égalité professionnelle, lutte contre les violences, lutte contre la précarité et égal accès des femmes et hommes aux responsabilités sont les piliers d’une même politique.
Grâce aux mesures concrètes introduites par le projet de loi, celle-ci ne se limite pas au symbole, ni à l’incantation qui ont longtemps prévalu sur le sujet : renforcement de l’accompagnement professionnel après une longue interruption d’activité, interdiction de soumissionner aux marchés publics pour les entreprises condamnées pour non-respect des dispositions en matière d’égalité professionnelle, garanties contre les impayés de pensions alimentaires, accélération de la procédure des ordonnances de protection sont des avancées à saluer.
Les députés du MRC constatent cependant le chemin qui reste à parcourir en matière d’égalité professionnelle et regrettent ainsi que la question du temps partiel ne soit pas abordée. C’est pourtant cette inégalité face à la précarité de l’emploi qui touche le plus durement les femmes. S’il est compréhensible de donner à la loi de sécurisation de l’emploi, adoptée en 2013, le temps de produire des effets sur le travail à temps partiel, légiférer sur cette question est nécessaire.
Le MRC fait également part de son désaccord et de ses réserves sur la réforme du congé parental dont les premiers résultats devront être suivis avec attention. L’objectif d’un meilleur partage des responsabilités au sein des foyers est louable mais ne doit pas conduire in fine à faire perdre le bénéfice de 6 mois de « prestation partagée d’éducation de l’enfant » à un grand nombre de familles et particulièrement aux familles populaires et aux revenus modestes.
Enfin, les députés du MRC voteront bien évidemment les dispositions relatives à l’IVG. L’opposition qui s’est manifestée ce dimanche dans les rues de Paris est le fait d’une minorité ultraconservatrice aux revendications d’un autre temps.
Cet article est le 10ème paru sur ce blog et le 1er dans la catégorie .