La Mayenne, terre d'élevage à l'herbe, augmente ses cultures de vente

Publié le par Michel Sorin

La conférence agricole au Conseil général de la Mayenne, vendredi 14 février 2014, a permis de faire le point sur une activité très dynamique. Le département est l'un des plus productifs de France, même si l'élevage souffre face aux importations. Voir cet article de Jean-François Vallée, sur le site du quotidien Ouest-France : La ferme mayennaise produit un milliard d’euros

La Mayenne, une terre agricole

Au niveau français, la Mayenne agricole truste les premières places : premier ou deuxième producteur de viande bovine, cinquième de lait, cinquième de porc, douzième de volailles. Elle fait travailler 10 250 actifs dont 1 750 salariés. Et si on intègre les emplois de l’agroalimentaire et les activités de services, la part des emplois liés à l’agriculture atteint 20 000 salariés, soit 9 % de la population active totale (trois fois plus que la moyenne française). Ce qui fait dire à Jean Arthuis, le président du conseil général de la Mayenne, « que le secteur agricole est le socle de l’économie mayennaise ».

Lait en hausse, mais porcs en baisse

Le lait et la viande bovine représentent 57 % de la production départementale en chiffre d’affaires. Ces deux secteurs restent très dynamiques : le lait est en hausse et le cheptel bovin se maintient. Par contre, le porc et les volailles sont en forte baisse. En cause, la restauration hors domicile (restauration commerciale et collective) qui importe 87 % de la viande qu’elle utilise. Si la France est bien placée pour le label, elle recule pour les produits standard. « En France, les exigences, surtout en matières environnementales, retardent les dossiers de créations d’exploitations. Cela décourage les éleveurs qui ont des projets », insiste Florence Désillière, présidente de la chambre d’agriculture de la Mayenne.

Soutien financier à l’élevage

Afin d’aider les éleveurs dans leurs projets, Jean Arthuis veut créer une cellule avec les services de l’État, la chambre d’agriculture, les collectivités et les associations environnementales. Le but est de boucler les dossiers, le plus tôt possible, en amont. Jean Arthuis réfléchit également à une aide financière sur les études d’impact des élevages. Elles étaient supportées jusque-là par les agriculteurs.

L’herbe perd du terrain

Avec 36 % de la surface agricole, les prairies, naturelles et temporaires, sont en forte baisse. Cette part diminue au profit des cultures de ventes (céréales, oléagineux, protéagineux). Ce qui inquiète Florence Désillière selon laquelle « la réforme de la politique agricole commune va faire perdre 22 millions d’euros au département. Ce sont surtout les éleveurs et les producteurs laitiers qui vont y perdre. Il ne faut pas que cela favorise la céréalisation des terres ».

Revenus en baisse

En 2012, le revenu agricole a augmenté en Mayenne, à la suite de la hausse du prix des céréales. Il était en moyenne par actif de 33 000 €, à quoi il faut retirer les charges sociales d’environ 7 000 € environ. Mais 2013 a enregistré une nette baisse du revenu dû à la chute du prix des céréales. Il devrait tomber à 26 000 €. Bien sûr, il s’agit d’une moyenne dans un milieu où les disparités sont fortes, entre le revenu d’un céréalier qui peut atteindre 50 000 € et celui de l’éleveur-naisseur qui peut descendre jusqu’à 15 000 €.

Cet article est le 30ème paru sur ce blog et le 6ème dans la catégorie Agriculture Alimentation

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