Le tribunal a validé l'offre de reprise de la librairie Chapitre de Laval
L'avenir des établissements du réseau des librairies Chapitre a été tranché, lundi 10 février. Sur les 57 établissements menacés par le placement en liquidation judiciaire du groupe, 34 ont été définitivement repris après la validation de nouvelles offres, lundi, par le tribunal de commerce de Paris. « Quelque 750 emplois [...] ont ainsi été sauvés d'une fermeture définitive », indique la direction dans un communiqué. Les 23 librairies qui n'ont pas trouvé de repreneurs ont fermé définitivement leurs portes, lundi soir, entraînant la suppression de 434 emplois. C’est sur le site du quotidien Le Monde, 10 février 2014 : Plus de la moitié des librairies Chapitre sauvées
Ouest-France précise que l’offre de reprise de la librairie de Laval a été validée par le tribunal de commerce de Paris. Voir OF, 10 février 2014 : Librairies Chapitre. 34 sauvées et 23 fermées définitivement
Dans un article daté du 15 décembre 2013, nous avions relaté l’histoire de cette librairie lavalloise qui a pris le nom de Siloë en 1982, puis Chapitre en 2008. Voir La librairie Chapitre (ex Siloë) de la Médiapole à Laval, en grand danger
Rappel : Réseau CiViQ soutient les salariés de la librairie Chapitre à Laval (22 janvier 2014).
Le 7 février 2014, sur le site du Nouvel Observateur, Louis Morice avait fourni des informations sur la situation des librairies Chapitre. Voir Les librairies Chapitre vont tourner la page. Extrait.
C'est la fin de l'aventure Chapitre, réseau constitué par l'achat successif de 57 librairies indépendantes qui font, aujourd'hui encore, la charpente de la librairie française. Et derrières les vitrines, ce sont plus de 1.000 personnes qui s'inquiètent pour leur emploi. Propriété du groupe Actissia, l'enseigne rêvait de dépasser la Fnac. Plusieurs dizaines de millions d'euros de pertes plus tard, Chapitre opère un virage à 180 degrés et se sépare de ses magasins.
La librairie indépendante ne fait pas de gros bénéfices mais peut vivre. Délégué général du Syndicat de la librairie française, Guillaume Husson l'assure : ces boutiques ont un avenir en dehors du réseau Chapitre. "Elles ont été pénalisées par la stratégie qui a consisté à leur plaquer un modèle de chaîne. La greffe n'a pas pris. Elles perdent de l'argent du fait de mauvais choix : ce n'est pas structurel." (…)
"Il n'a pas eu d'autre choix que de constater", estime Clémence Devincre pour qui "la direction d'Actissia ne s'est jamais remise en question et leur gestion nous a conduit dans le mur malgré nos alertes. Nous avions prévenu de la réaction de nos lecteurs qui se détournaient de nous en nous expliquant qu'ils ne venaient pas là pour trouver Marc Levy en tête de gondole !"
La passionnée en est certaine, la librairie de proximité peut vivre même si elle sait que "ce n'est pas parce qu'il y a un repreneur que c'est gagné. Il faut une vraie réflexion sur notre métier. Internet n'est pas le grand méchant loup. Il y a un jeu à avoir avec les éditeurs et les distributeurs pour que ça aille vite. Nous devons avoir la même réactivité que sur internet. Ce n'est pas possible qu'un client attende un livre pendant 15 jours comme ça a été le cas avec Chapitre".
Cet article est le 24ème paru sur ce blog et le 4ème dans la catégorie Economie Emploi