Quatre syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) ont manifesté le 18 mars

Publié le par Michel Sorin

Les syndicats (CES) : la relance est remise en cause par la baisse des salaires

En Mayenne, les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires avaient appelé à manifester à Laval le 18 mars pour les salaires, l’emploi, la sécurité sociale et les services publics. Place de la Trémoille, à 17h30, Michèle Blot, secrétaire générale de la CGT Fapt (Poste), a lu le texte (voir, ci-après) que les syndicats ont diffusé pour appeler à cette manifestation. Ensuite, les manifestants se sont dirigés vers la préfecture.

Nos organisations réaffirment que la protection sociale est un droit universel. Celle-ci est partie intégrante du salaire socialisé. Supprimer la cotisation des entreprises à la branche familles revient de fait à le diminuer. Elles s’opposent au transfert du financement de la branche famille des entreprises vers la fiscalité des ménages (y compris par la fiscalité locale). Elles réaffirment leur attachement aux droits familiaux financés par la branche famille de la sécurité sociale. C’est un des éléments qui concourt à l’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant l’accès au travail des femmes.

Les déclarations du président de la République du 14 janvier dernier confirment une politique d’austérité qui dégrade les conditions de vie du plus grand nombre, notamment des salariés précaires et privés d’emploi. Déjà, en 2013, les nouveaux reculs sur les retraites et « l’accord interprofessionnel » (ANI) témoignaient d’un cap maintenu pour continuer à démanteler les conquêtes sociales dans notre pays.

La rigueur budgétaire et l’abaissement du coût du travail, voulus par le patronat et soutenus par l’actuel gouvernement, c’est l’application pure et simple des traités européens ayant un seul objectif, l’austérité et son cortège de récessions d’une part, l’augmentation des profits des actionnaires d’autre part.

Les UD CGT, FO, FSU et Solidaires de la Mayenne considèrent au contraire que la croissance économique passe par la satisfaction de revendications urgentes, en particulier :

  • l’augmentation des salaires (bloqués dans de nombreux secteurs, dont la fonction publique, depuis 5 ans), qui génère plus de consommation, donc plus d’emplois, plus de recettes pour la sécurité sociale et plus de rentrées fiscales pour financer les services publics
  • L’arrêt des licenciements, délocalisations et fermeture d’usines, la préservation des emplois industriels et publics
  • Le retour à la retraite à 60 ans à taux plein et l’abrogation des régressions opérées depuis 1993, pour favoriser entre autres l’embauche en CDI des jeunes, dont 25 % sont au chômage
  • L’arrêt de tous les accords dits de compétitivité qui détériorent les conditions de travail des salariés et amputent leur pouvoir d’achat.

Contre le « pacte de responsabilité » qui vise à entraîner les organisations syndicales dans la mise en œuvre de la rigueur, les UD CGT, FO, FSU et Solidaires de la Mayenne exigent le maintien du financement de la branche famille par la cotisation employeur, partie intégrante du salaire (30 milliards d’euros) et l’annulation des économies annoncées de 68 milliards d’euros sur la dépense publique dans les 4 ans à venir.

Nos organisations appellent à contrer l’offensive généralisée qui touche les salariés du privé comme du public, les privés d’emploi comme les jeunes et les retraités, en participant massivement aux appels à la grève et à des débrayages dans les entreprises et dans les services, le 18 mars 2014.

Voir aussi Des milliers de manifestants contre le Pacte de responsabilité (l’Huma, 18 mars 2014)

Au niveau européen, les syndicats tirent la sonnette d’alarme. « L’austérité ne fonctionne pas, l’Europe a besoin d’une nouvelle voie. Elle a besoin d’investissements pour créer des emplois. » Voir ce communiqué de la Confédération européenne des syndicats, le 19 mars 2014 : Les syndicats tirent la sonnette d’alarme : la relance est remise en cause par la baisse des salaires

« Au cours des cinq dernières années, les salaires réels ont chuté dans la plupart des pays de l’UE », affirme Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES).

Depuis 2009, les salaires réels (ajustés en fonction de l’inflation et sans tenir compte de l’augmentation des impôts directs) ont diminué dans 18 des 28 États membres – de 23% en Grèce, de 12% en Hongrie, de plus de 6% en Espagne et au Portugal et de plus de 4% aux Pays-Bas et au Royaume-Uni » (…). Voir Crise économique et sociale

Cet article est le 53ème paru sur ce blog et le 6ème dans la catégorie Economie Emploi

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Quatre syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) ont manifesté le 18 mars

Publié dans Economie Emploi

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