Michel Sorin : les dirigeants du pays ont des devoirs envers le peuple

Publié le par Michel Sorin

Les gouvernants imposent une politique dont les citoyens ne veulent pas

 

Dans le cadre de la campagne des élections régionales en Pays de la Loire, Michel Sorin, candidat en Mayenne sur la liste « L'HUMAIN D'ABORD », propose un texte qui est une invitation à réfléchir au sens de la politique en France. Il est systématiquement du haut vers le bas, les citoyens devant s'aligner sur ce qui vient du haut, notamment du niveau européen. C'est encore plus évident depuis le refus de prendre en considération le vote par référendum du 29 mai 2005 concernant le traité constitutionnel européen. N'est-il pas temps d'exiger des représentants du peuple qu'ils le représentent réellement ?

Voici ce texte, publié le 19 novembre 2015 sur le blog du MRC 53. Voir Réflexions citoyennes de Michel Sorin (MRC 53) à la suite des attentats.

 

Le peuple français aspire à vivre dans un monde plus juste et plus pacifique

 

La guerre est devenue proche de nous, avec les attentats qui nous touchent de près depuis le début de cette année 2015 et, encore plus près, depuis le 13 novembre. Notre réponse doit être de resserrer les rangs et de faire face collectivement par tous les moyens offerts par la République, en se rassemblant autour du président, chef de l’État, et du gouvernement.

La vigilance et le sang froid sont requis pour eux, dirigeants du pays, comme pour nous, citoyens. L'union est nécessaire mais ce n'est pas l'extinction de la politique par la suppression des différences et des confrontations. C'est, au contraire, la politique remise dans son vrai sens, au service de l'intérêt général et de l'unité nationale. C'est la politique faite par les citoyens.

Dans notre démocratie, c'est à nous, citoyens, qu'il appartient de contrôler les élus et les responsables publics, pas seulement à travers les élections mais aussi chaque jour, dans l'espace public, par le débat public lui-même, par sa vivacité. L'état d'urgence ne change rien en la matière. Et il est toujours parfaitement possible d'en dénoncer les éventuels excès et les usages instrumentaux à des fins politiques.

Les Français, nos compatriotes, se comportent de manière exemplaire depuis les attentats. Malgré le choc et l'inquiétude, il n'y a ni chaos, ni guerre civile. Celles et ceux qui ont accès à la parole publique doivent se montrer à la hauteur du peuple. En premier lieu, les parlementaires. Ce n'est pas toujours le cas. Ainsi, le 17 novembre, lors de la séance télévisée des questions aux membres du gouvernement, certains députés ont gravement sali l'unité nationale. Le lendemain, après avoir perçu les griefs de leurs électeurs, ils se sont remis, et c'est heureux, à la hauteur du peuple.

Les gouvernants ont un devoir de clairvoyance et de sincérité à l'égard des citoyens et ils doivent accepter d'être évalués sur leurs actes. C'est le désespoir qui génère la violence. Pour de nombreux jeunes, il n'y a plus de raisons d'espérer aujourd'hui. Ils savent que c'est le chômage qui est au bout du chemin. Et, que ce soit la droite ou la gauche, quand elles ont été au gouvernement, c'est la même politique qui a conduit systématiquement à l'échec. Parce que les vraies raisons du mauvais fonctionnement du monde ne sont pas mises en avant, c'est désespérant.

- Pour l'économie, une seule politique est autorisée, quelle qu'en soit ses résultats, c'est celle des institutions européennes, qui met l'emploi au dernier rang de ses priorités.

- Pour la politique extérieure, sauf inflexion récente, c'est la politique des USA qui reste la seule référence. Or, ce qui vient des Etats-Unis d'Amérique, c'est la crise financière, ce sont des modèles qui détruisent les structures sociales et rendent les pouvoirs publics impuissants. C’est une stratégie de « tétanisation » de la société et de désespérance humaine.

Dans cette idéologie néolibérale, suicidaire, qui mène le monde capitaliste, la valeur n'est plus que financière. L'économie ne vit que pour le court terme, au service de la rentabilité financière. Comment pourrait-elle prendre en compte le défi de la transition écologique et énergétique, que nous impose le réchauffement climatique ?

Le peuple français aspire à vivre dans un monde plus juste, socialement, et plus pacifique, dans les relations internationales. Un monde plus coopératif entre les nations, plus solidaire entre les peuples.

A nous, citoyens, de nous retrousser les manches et de montrer le chemin aux élus du peuple.

Cet article est le 328ème paru sur le blog CiViQ et le 49ème, catégorie France

Publicité
Michel Sorin : les dirigeants du pays ont des devoirs envers le peuple

Publié dans France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article