Etude généalogique 2004 familles Sorin-Fournier et Métayer-Fournier (2)

Publié le par Michel Sorin

Des informations par cette étude sur la société rurale mayennaise

Trois mois du travail d'un jeune préretraité. C'était en 2004, au dernier trimestre. En partant des indications fournies par mon père quand je lui avais demandé des renseignements sur les membres de la famille, tout a été fait par déplacements et contacts téléphoniques, suivis de consultations par Internet et dans les mairies.

Que retenir de cette étude familiale généalogique réalisée fin 2004 concernant les familles SORIN-FOURNIER et METAYER-FOURNIER ?

Voici la seconde partie de la synthèse de l'étude, rédigée le 7 septembre 2005. La 1ère à voir ici :

Etude généalogique 2004 familles Sorin-Fournier et Métayer-Fournier

La recherche généalogique a  révélé quelques surprises.

  • Les familles FOURNIER Constant et Jean ont des origines communes. Mes deux grands-mères Pauline et Elise, qui portaient le même nom FOURNIER, étaient cousines issues de germains.  

    • Leurs pères, Constant FOURNIER (né à Montjean en 1854) et Jean FOURNIER (né à St-Cyr-le-Gravelais en 1858) étaient cousins germains.

    • Leurs deux grands-pères avaient fait double alliance. Les frères Jean et Constant FOURNIER, nés à Montjean en 1815 et 1824, s’étaient mariés avec les sœurs Jeanne et Marie TRIBONDEAU, nées à St-Cyr-le-Gravelais en 1830 et 1828.

    • Du côté paternel, leurs arrières-grands-parents étaient les mêmes personnes : François FOURNIER (né à Montjean en 1788) et Perrine LEFAUCHEUX (Loiron, 1791), René TRIBONDEAU (Montigné-le-Brillant, 1785) et Jeanne MAIGNAN (Beaulieu/Oudon, 1791). 

  • La famille FOURNIER Jean est caractérisée par des liens de parenté interne. Jean FOURNIER et son épouse Elise MAIGNAN avaient une proximité généalogique.  

    • Le père de Jean (FOURNIER Constant, Montjean, 1824) était cousin germain de la mère d’Elise (LEFAUCHEUX Elisabeth, Montjean, 1831).

    • La mère de Jean (TRIBONDEAU Marie, St-Cyr-le-Gravelais, 1828) et le père d’Elise (MAIGNAN René, Ahuillé, 1829) étaient cousins issus de germains.  

  • La famille METAYER comporte une ascendance berthevinoise et municipale.  

Aimée DERENNE, mon arrière-grand-mère, née au Châtelier à St-Berthevin, était la petite-fille de Pierre DERENNE (1785*1868) et la nièce de Jean-Baptiste DERENNE (1820*1903), qui ont été conseillers municipaux de St-Berthevin, selon l’indication gravée sur leur tombeau, que chacun peut voir au cimetière.

Pierre DERENNE, l’élu laboureur de la métairie de Corbusson, s’était marié en 1808 avec Marie METAIRIE. Ses témoins étaient trois frères DERENNE : son père, laboureur, et deux oncles, l’un imprimeur à Laval et l’autre tisserand à Commer, ce qui semble montrer une réelle ouverture sociale et politique de cette famille. 

Merci à Gustave et Marie-Josèphe LANDAIS de m’avoir éclairé à ce sujet. 

La localisation des familles FOURNIER, SORIN et METAYER.

  • Autour de 1800 : chaque famille est concentrée au sud-ouest de Laval et de la Mayenne, dans les cantons de  Cossé-le-Vivien, Loiron et Laval.

  • La famille SORIN couvre tout le canton de Cossé-le-Vivien (de Cuillé à Quelaines, en passant par St-Poix, Cosmes, Cossé).

  • La famille METAYER occupe les communes de Grenoux, St-Berthevin, Le Genest, à l’ouest de Laval, au nord de la route nationale Laval-Rennes.

  • Les familles FOURNIER sont très localisées sur le canton de Loiron (Montjean, Beaulieu/Oudon, St-Cyr-le-Gravelais, Loiron) au sud de la nationale, et sur celui de St-Berthevin (Ahuillé, Montigné-le-Brillant, Nuillé/V).

  • Autour de 1900 : léger glissement vers le sud du département et début de dispersion (toujours Loiron, St-Berthevin et Cossé-le-Vivien, mais un peu vers Chât-Gontier).

  • Les familles FOURNIER sont encore autour de Loiron, avant de se disperser vers le sud de la Mayenne : Montigné-le-Brillant, Quelaines, Cosmes, La Chapelle-Craonnaise, Ruillé-Froid-Fonds.

  • La famille METAYER passe du nord au sud de la route nationale 157 et s’installe à Ahuillé.

  • La famille SORIN se sépare en deux branches (Marie et Pierre) qui vont s’ignorer, l’une se dirige vers Quelaines, Loigné/Mayenne, l’autre reste à Cossé. 

  • Autour de 2000 : le centre de gravité a glissé vers le sud et la dispersion s’est accentuée vers Craon, Château-Gontier et Laval, mais aussi hors Mayenne.

Globalement, les pôles principaux sont : Cossé, St-Berthevin-Loiron, Laval, Craon, Château-Gontier et, entre 20 et 25%, hors département. 

    1. La famille METAYER  est concentrée sur St-Berthevin-Loiron, Cossé-le-Vivien, et s’ouvre prudemment en Mayenne et hors Mayenne.

    2. La famille SORIN garde son noyau à Cossé-le-Vivien, mais se disperse sur la Mayenne et, de plus en plus hors 53, vers le Maine-et-Loire et l’Ile-de-France.

    3. Les familles FOURNIER suivent le chemin du sud et de l’ouverture tous azimuts, en Mayenne et hors Mayenne.

 La place sociale des familles FOURNIER, SORIN et METAYER. 

  • Autour de 1800 : tous les hommes sont laboureurs…

Les grands-parents des quatre familles de base, nés entre 1759 et 1801, étaient tous des travailleurs de la terre (hommes) ou fileuses (femmes), car les tisserands donnaient du travail aux femmes dans les campagnes.

Une exception relevée : Marie LEMONNIER, fille de tisserand à Montjean, s’est mariée en 1826  avec Jacques MAIGNAN, garçon laboureur (famille FOURNIER Jean). 

  • Autour de 1900 : tous sont cultivateurs et cultivatrices…

La première à se distinguer fut Jeanne FOURNIER qui, avec son mari Léon GOUGEON, a tenu une boulangerie à Cosmes à partir de 1903. Au cours du XXème siècle, il y aura des différences dans la façon de pratiquer l’agriculture.

Certains utilisent le progrès de la mécanisation pour développer les cultures (Cossé-Quelaines). D’autres sont plus orientés vers l’élevage bovin (St-Berthevin-Loiron ).  

  • Autour de 2000 : les agriculteurs sont nettement minoritaires…

Ce qui apparaît globalement, c’est que les familles FOURNIER, METAYER et SORIN sont à l’image de la population rurale française et du monde du travail. Comme en 1800, la présence de la noblesse et du clergé dans ces familles se fait particulièrement discrète, voire inexistante ! Ce sont des familles de milieux populaires, qui ont conservé l’esprit paysan et des liens avec l’agriculture… 

Cet article est le 621 ème paru sur le blog CiViQ - le 26ème, catégorie Personnalités
Article paru le 06 août 2025 sur http://civiq.over-blog.com

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Le 14 juillet 1978, à l'initiative de Henri Fournier, 240 membres de la famille Fournier sont réunis à Simplé, à l'occasion du 80ème anniversaire de Aline Fournier (1898-2002)

Le 14 juillet 1978, à l'initiative de Henri Fournier, 240 membres de la famille Fournier sont réunis à Simplé, à l'occasion du 80ème anniversaire de Aline Fournier (1898-2002)

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