Le projet de loi de finances 2026 en débat à l'Assemblée nationale
Redresser les comptes publics en ramenant le déficit à moins de 5 %
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a présenté le Projet de loi de finances pour 2026*, qui sera débattu au Parlement et pourra être amendé, le gouvernement ayant renoncé à recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour le faire adopter, avant la fin de l'année en cours.
* Vie publique. Extrait.
Baisse des dépenses de l’État, abattement forfaitaire de 2 000 € sur les pensions de retraite, gel de l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu, taxe sur les holdings patrimoniales, impôts exceptionnels sur les plus fortunés prolongés... Que contient le projet de loi de finances qui entend ramener le déficit public à 4,7% du PIB en 2026 ?
Du 20 au 23 octobre 2025, le budget 2026 (première partie) est examiné en commission des finances de l'Assemblée nationale. Cette partie du projet de loi consacrée aux recettes sera débattue par les députés dans l'hémicycle à partir du 24 octobre 2025.
Le projet de loi de finances pour 2026 est présenté dans un contexte politique particulier, marqué par la démission du gouvernement de François Bayrou le 9 septembre 2025, puis par celle du gouvernement de Sébastien Lecornu le 6 octobre 2025. Le Premier ministre, renommé le 10 octobre dernier, entend faire évoluer au cours des débats parlementaires son texte initial. Lors de sa déclaration de politique générale le 14 octobre, il a confirmé renoncer à recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour le faire adopter. Le Premier ministre a par ailleurs précisé que l'objectif de déficit public pourra être assoupli lors la discussion budgétaire, mais qu'à la fin le "déficit devra être à moins de 5% du PIB".
Pour l'heure, le projet de budget 2026 ambitionne de redresser les comptes publics par :
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des hausses de recettes fiscales, en particulier par un effort supplémentaire des contribuables les plus aisés à hauteur de 6,5 milliards d'euros (Md€) et par la suppression de 23 niches fiscales pour un gain d'environ 5 Md€ (la France en compte actuellement 474 pour un coût total de 85,1 Md€) ;
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une baisse des dépenses de l’État, hors Défense nationale, qui représente deux tiers de l’effort budgétaire total. La mise en place de la mission "État efficace" doit contribuer au respect de cet objectif.
Le gouvernement table en 2026 sur des prévisions de croissance de 1% (après 0,7% en 2025) et d'inflation de 1,3% (contre 1,1% cette année). Il projette de ramener le déficit public à 4,7% du PIB en 2026 (après 5,4% en 2025 et 5,8% en 2024).
Pour 2029, l’exécutif maintient son engagement de porter le déficit sous les 3%. Le retour à un déficit public soutenable conditionne la sortie de la France de la procédure pour déficit excessif engagée par l'Union européenne en juillet 2024.
En 2026, la part de la dette publique atteindrait quasiment 118% du PIB (+2 points par rapport à 2025).
Cet article est le 631 ème paru sur le blog Réseau CiViQ - le 89ème, catégorie France
Article paru le 22 octobre 2025 sur http://civiq.over-blog.com
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